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mercredi 22 mars 2017

Dernière semaine à Trébeurden



C'est la dernière semaine à Trébeurden...

Nos amis déménagent à Saint-Brieuc dans des locaux gérés par Coallia (exception faite de deux nouveaux Vieux-Marchois).

Les départs se font progressivement, dans l'émotion. Afghans et Soudanais s'étreignent et se souhaitent le meilleur. Les copains qui restent aident ceux qui partent à charger les bagages. Les bénévoles, les parrains/marraines sont là quand ils le peuvent. On se sert dans les bras quand on ose, sinon on se sert la main avec une franche accolade qui dit tout de la sincérité des liens qui se sont tissés. On parle en français et là, on mesure les progrès que ces jeunes hommes ont faits en quelques mois.
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Pas facile pour les derniers qui restent mais maintenant qu'ils savent où ils vont, c'est beaucoup mieux.

Les parrains et marraines sont normalement au courant des départs, soit directement par leurs filleuls, soit par Chantal. Sinon n'hésitez pas à demander sur lesgensheureux.tregor@gmail.com


Nos amis partent mais l'aventure peut continuer si vous le voulez bien :

 - Dimanche 26 mars à 16h : spectacle familial au Sémaphore à Trébeurden(voir notre article https://www.blogger.com/blogger.g?blogID=7052906179747380641#editor/target=post;postID=1236823377837111315;onPublishedMenu=allposts;onClosedMenu=allposts;postNum=3;src=postname)

 - Vendredi 31 mars à 19h, Pôle Phoenix de Pleumeur-Bodou : réunion du collectif pour parler de l'avenir

  

mardi 14 mars 2017

Moncef et Saïd: Ils ont été migrants à 50 ans d'écart

En février, Rozenn Le Carboulec, journaliste de L'Obs est venue dans le Trégor à la rencontre des Gens Heureux. Elle a fait la connaissance de Moncef qu'on a souvent rencontré à la permanence des Gens Heureux, à Trégastel ou à Trébeurden et de Saïd, son filleul soudanais.

Tous les deux racontent leur parcours de migration dans ce long article. Après Calais et Trégastel, Saïd réside désormais dans un Centre d'accueil des demandeurs d'asile (CADA) à Saint-Brieuc. Il attend actuellement la réponse de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra) à se demande d'asile.

Moncef a construit sa vie à Ploumagoar et Trégastel. Il séjourne actuellement en Tunisie. Voici ce qu'écrit Moncef après avoir lu l'article:
Je remercie Rozenn pour son travail, sa gentillesse etc. Je remercie beaucoup Saïd pour sa coopération sans limite. Très émouvant pour moi et surtout pour lui.C'est l'histoire de Saïd, j'ai dévoilé quelques détails de mon parcours qui n'était pas simple, mais rien à voir avec ceux de nos amis. L'accueil des réfugiés à Trégastel et Trébeurden restera une grande parenthèse inoubliable pour moi et nous tous, de très belles rencontres. J'espère que nous resterons en contact tous ensemble et être informé de la suite pour nos amis.
> Lire l'article "Ils ont été migrants à 50 ans d'écart"


mardi 7 mars 2017

Des Gens Heureux d’aider les réfugiés il y a 80 ans

A la fin de la guerre civile espagnole, en 1939 à Gurs (Pyrénées-Atlantiques), il y avait aussi des Gens Heureux d’aider les réfugiés. C’est ce que raconte Luis Ortiz Alfau, 100 ans tout rond, le dernier survivant de ce camp, qui se rend à l’hommage annuel qui s’y tient.

« Notre barraque était proche de la route. Une chance car le dimanche, des jeunes filles venaient à bicyclette des villages voisins et nous criait de l’autre côté du grillage : « Vous avez besoin de quelque chose ? » Nous prenions un papier et un crayon pour écrire : « Je

m’appelle Untel, je suis dans la barraque numéro tant, j’ai besoin de savon, de lames de rasoir, pâte dentifrice ». Avec une pierre, nous le lancions

vendredi 16 décembre 2016

Le Département met 6 jeunes à la rue à St-Brieuc : manifestation lundi !

Pour protester contre la mise à la rue de six jeunes mineurs isolés étrangers à Saint-Brieuc, le 16 décembre 2016, la Ligue des droits de l'homme de Saint-Brieuc, le RESIA et le collectif de soutien aux sans papiers de Lannion appellent à un rassemblement devant le conseil départemental des Côtes-d'Armor, à Saint-Brieuc, lundi 19 décembre à 17h.

Depuis plusieurs années, différentes associations ont alerté les services départementaux sur les conditions d’accueil, d’évaluation et de prise en charge des mineurs étrangers dans les Côtes d’Armor. Ces jeunes, lorsqu’ils se trouvent isolés en France, doivent être pris en charge par l’ASE, au même titre que n’importe quel autre enfant en danger, sans aucune distinction. C’est ce qu’indiquent clairement les législations françaises et européennes, en application de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant.

Les associations constatent au quotidien des pratiques inadmissibles, d’adolescents mis à la rue, de jeunes non scolarisés, de problèmes de santé non pris en charge, etc. Par leur soutien à plusieurs jeunes mis à la rue dans des conditions similaires depuis l’année 2013, les associations ont fait la preuve : 
    - qu’ils avaient été mis à la rue alors qu’ils étaient mineurs, 
    - qu’ils peuvent continuer leur scolarité, 
    - qu'il est possible de prendre le temps de faire parvenir de leur pays d’origine les documents attestant leur naissance, nécessaires à l’obtention d’un passeport et d’un titre de séjour. 
Il s’agit là d’une mission de protection de l’enfance, c’est le travail de l’ASE, et non celui de citoyens.

Etrange situation que de devoir demander à l’Aide sociale à l’enfance d’appliquer des lois concernant la protection de l’enfance !