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samedi 6 octobre 2018

Entre 160 et 200 personnes soutiennent l’Aquarius à Lannion

Entre 160 et 200 Trégorrois ont répondu à l’appel de SOS Méditerranée et de Médecins sans frontières à Lannion pour permettre à l’Aquarius de reprendre ses missions de sauvetage en mer dans les plus brefs délais. La « vague orange » qui déferle dans 67 villes de France s’est bigarrée de nombreux parapluies en raison de la pluie.

Le rassemblement était organisé par les Gens Heureux d’accueillir des réfugiés. Le collectif de soutien aux sans-papiers était présent tout comme Amnesty International pour relayer l’appel des ONG qui arment le bateau de sauvetage en direction des Etats européens à savoir :
-      prendre urgemment les mesures nécessaires pour permettre à l’Aquarius mener ses missions de sauvetage en mer
-      respecter l’obligation de porter assistance aux personnes en détresse en mer
-      établir un modèle de sauvetage en Méditerranée, conformément à leurs responsabilités étatiques.

« L’inaction des États est criminelle. Nous en appelons à sauver le devoir d'assistance. Nous ne doutons pas du sursaut citoyen", déclarait Sophie Beau, directrice générale de SOS Méditerranée, quelques heures plus tard à Marseille.

Les Gens Heureux avaient invité Edouard Courcelle à témoigner de son expérience de marin sauveteur à bord d’Aquarius. Sa présence a été l’occasion d’une discussion intéressante. Ce dialogue avec un témoin direct des missions de sauvetage d’Aquarius a permis aux participants de mieux comprendre le contexte dans lequel il évolue. L’appel d’Edouard Courcelle de doter le bord de l’Aquarius de livres illustrés ou non, en anglais, en arabe ou en français a été entendu. Edouard Courcelle a également publié son témoignage sur un blog de Mediapart.

Ces participants sont souvent engagés localement dans des collectifs ou des associations de soutien aux étrangers. Ils ont rappelé les possibilités locale d’action de soutien, notamment pour rejoindre l’association costarmoricaine Habitat et humanisme, la nouvelle antenne lannionnaise de Jamais sans toit et l’association Meskaj à Penvénan. Meskaj accueille 4 mineurs isolés et les aide dans leur intégration dans les Côtes d'Armor ; l’association propose une collecte sur HelloAsso. De son côté, le Collectif de soutien aux sans papiersdu Trégor donnera une représentation théâtrale le dimanche 18 novembre à Trégastel pour collecter des fonds.


+ d'infos : lesgensheureux.tregor@gmail.com

mardi 2 octobre 2018

Rassemblement de soutien au bateau de sauvetage Aquarius, le 6 octobre à Lannion

Les Gens Heureux d’accueillir des réfugiés se joignent à l’appel de SOS Méditerranée et de Médecins sans frontières (MSF) et se rassembleront en soutien au bateau de sauvetage Aquarius le 6 octobre, à 11h30, sur la place du Marc’hallah à Lannion. Un sauveteur volontaire de l’Aquarius sera présent et apportera son témoignage. Toutes les personnes sont invitées à participer avec un t-shirt orange, couleur des gilets de sauvetage et de l’Aquarius.

Depuis quelques mois, l’Aquarius, affrété par SOS Méditerranée et opéré en partenariat avec Médecins sans Frontières (MSF), est la cible de manœuvres politiques visant à criminaliser ses équipes et à mettre un terme à sa mission vitale de sauvetage. Les ports italiens se ferment. Les difficultés s’accumulent pour trouver un lieu sûr pour débarquer les rescapés. Gilbraltar et Panama radient le navire de leurs registres. Sans pavillon, l’Aquarius serait contraint de rester à quai. Mais sans navire de sauvetage civil en Méditerranée, les morts se multiplient. Autant de vies qui disparaissent en silence, tandis que les Etats européens ferment les yeux.

Avec SOS Méditerranée et de Médecins sans frontières, les Gens Heureux rappellent aux Etats d'Europe leurs responsabilités en Méditerranée : permettre à l’Aquarius de retourner en mer au plus vite pour sauver des vies, faire respecter le devoir d'assistance aux personnes en détresse en mer, organiserun véritable modèle de sauvetage en Méditerranée.

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Sur le site de SOS Méditerranée

mercredi 14 février 2018

MigApp helps migrants on their journey

The International Organization for Migration, a UN migration organization based in Geneva, Switzerland, launched  MigApp, an application that helps migrants on their journey.


"MigApp provides information to migrants to help them make informed decisions at each step of their migration process, giving them access to a unique platform of reliable, trusted and up-to-date  information," explains IOM in a press release.

In particular, MigApp provides information on travel risks and requirements, worldwide phone assistance.

It also offers several interesting services such as low cost money transfer comparison and an automatic translation program for medical appointments. The app also offers a secure space for migrants to share their story.

Migrants can create a personal account via the application and save electronic copies of their personal legal documents (passport, ID, certificates, etc.)  They can geolocalize and keep family and friends updated with their position. MigApp is accessible through Facebook and Google accounts.
“Migration is not a phenomenon that should be stopped or managed on a crisis footing, but a human reality that must be governed with political courage, evidence-based vision, and a human-centered approach,” explained Eugenio Ambrosi, IOM Regional Director for the European Union, Norway and Switzerland as he presented IOM’s recommendations to the Bulgarian Government during a visit to Sofia as Bulgaria was beginning its presidency of the Council of the European Union (EU)  in January 2018.
IOM hopes this application will be used by over one million people by the end of the year.

> Download MigApp via Internet or via GooglePlay or AppStore.


jeudi 8 février 2018

MigApp aide les personnes migrantes dans leur voyage


L’organisation internationale des migrations (OIM) basée à Genève, en Suisse, a lancé MigApp, une application qui aide les personnes migrantes dans leur voyage.

« MigApp répond au besoin d’aider les migrants à prendre des décisions en connaissance de cause tout au long de leur processus de migration en mettant à disposition une plateforme unique d’informations pertinentes et actualisées, explique l’OIM dans un communiqué. Dans sa version de lancement, MigApp comprend des informations relatives à la migration, notamment les conditions et les règles de voyage, des rapports d’incidents et les numéros d’assistance téléphonique à travers le monde. »

Elle propose aussi quelques services intéressants comme un comparateur de transfert d’argent selon qu’on recherche un service rapide ou bon marché ainsi qu’un traducteur automatique pour les rendez-vous médicaux (catalan, allemand, anglais, espagnol, français, italien, polonais, portugais, roumain, somali, arabe,  russe, mandarin). Ce « Doctor Translate » doit permettre de dépasser la barrière de la langue et de parler en confiance.

Les personnes migrantes peuvent créer un compte personnel sur l’application et y enregistrer les copies électroniques de leurs documents personnels (passeport, carte d’identité, certificats…). Elles peuvent se géolocaliser et partager leurs coordonnées avec leurs proches. MigApp est également accessible par leurs comptes Facebook et Google.

Elles peuvent aussi partager les récits de leurs expériences de voyages et de séjour dans leur pays d’accueil dans un espace sécurisé.

Si une personne souhaite repartir dans son pays, mais ne sait pas comment s’y prendre, MigApp permet aux migrants résidants en Belgique, en Grèce, aux Pays Bas, en Turquie ou en Irlande de s’inscrire au programme de retour volontaire assisté et de réintégration (AVRR).

« Les migrations n’ont pas à être stoppées ou gérer comme une crise, mais elles sont une réalité humaine qui est bénéfique et devrait être gouvernée par un leadership politique, une vision et une approche centrée sur les humains, » expliquait Eugenio Ambrosi, directeur de l’IOM pour l’Union européenne au moment où il formulait ses recommandations quand la Bulgarie a pris la présidence de l’UE.

L’OIM espère que cette application sera utilisée par un million de personnes d’ici la fin de l’année.

> Télécharger MigApp via Internet, ou sur GooglePlay ou AppStore.


De moins en moins de personnes migrantes arrivent par la mer 

Au niveau mondial, l’OIM estime qu’il y a 258 millions de migrants internationaux 
et 750 millions de migrants à l’intérieur de leurs propres pays, 
soit un milliard de personnes au total (soit une personne sur sept). 
En 2016, l’OIM a dénombré 363 401 personnes arrivées en 
Europe par la mer. Elles étaient 178 721 en 2017. 
Entre le 1er janvier et le 6 février 2018, 7511 personnes sont 
arrivées par la mer, via l’Italie, la Grèce et l’Espagne ; 
390 personnes sont mortes noyées. Source : IOM

vendredi 2 février 2018

Rendez-vous au cinéma de Lannion, le 21 février pour Atelier de conversation

Dans la Bibliothèque publique d‘information, au Centre Pompidou à Paris, des personnes venant des quatre coins du monde se rencontrent chaque semaine, dans l‘Atelier de conversation pour parler français. Ce sont ces moments que Bernhard Braunstein a filmés. Il présentera son film aux Baladins à Lannion, mercredi 21 février à 20h30.

« J‘ai déménagé à Paris en février 2009. Je voulais apprendre le français et tenter une autre
vie, raconte Bernhard Braunstein, le réalisateur d’Atelier de conversation. J‘étais subjugué par la cacophonie et la mosaïque multiculturelle de la métropole. Plus j‘observais, plus la ville devenait captivante mais en même temps chaque fois plus insaisissable, plus complexe, surchargée d‘images et d‘histoires. À l‘euphorie succédait la désillusion. La langue constituait un obstacle énorme. »

Bernhard Braunstein n’est ni réfugié, ni demandeur d’asile, ni

vendredi 8 décembre 2017

Musique et peinture : deux rendez-vous artistiques pour les Gens Heureux d'accueillir les réfugiés

 Samedi 9 décembre, à partir de 18h30 à la salle des fêtes de Plouaret : Soirée de solidarité organisée par l'association Samishan, qui soutient deux demandeurs d'asile afghans, installés depuis mars au Vieux Marché. "Fanfare, hip hop, pop rock électro, percussions et danses africaines… Nous souhaitons les remercier chaleureusement. Il y en aura vraiment pour tous les goûts », explique dans Le Télégramme, Cyril Le Gall, responsable de l'association. 
> Entrée prix libre, repas afghan 7 € (adulte) ou 4 € (moins de 12 ans). 
Musique avec La monique, Bazzuro, Choose, Kiskblast, Un baobab sous le pied.
Informations : 07 81 89 64 17 et sur Facebook.






Samedi 16 décembre, de 9h à 19h aux ateliers Malégol à Ploulec'h : Exposition et vente de dessins des élèves de l'atelier d'Anne Tostivint. En décembre 2016, les élèves de l'atelier de dessin d'Anne Tostivint, à Trébeurden, avaient organisé une première exposition vente de leurs travaux au bénéfice des Gens Heureux. Cette année, ils proposent 80 dessins en soutien à la cause des mineurs isolés étrangers (MIE). Les fruits de cette exposition vente, seront destinés à deux associations par le biais de la cagnotte Papayoux 
• Les midis des MIE : Depuis mars 2017, cette association a servi des centaines de repas et petits déjeuners aux enfants des rues de Paris. Ses bénévoles soutiennent les mineurs isolés étrangers en attente de réponses administratives et laissés à la rue. Ils ont 14, 15 ou 16 ans et se retrouvent sans aucune prise en charge de la part des institutions.
• L'association « encrages » permet à des publics précaires de s'exprimer par le biais de l'écriture et du dessin.

jeudi 2 novembre 2017

Le Petit Prince de Calais, un livre pour les grands et les petits

Anna, 12 ans, a lu le roman Le Petit Prince de Calais, écrit par Pascal Teulade et paru aux éditions La joie de lire.
De quoi parle ce roman Le Petit Prince de Calais?

C'est l'histoire d'un garçon qui s'appelle Jonas. Sa mère l'appelle « mon petit prince ». Il doit fuir la guerre dans son pays, l'Erythrée, en Afrique. Il a seulement 13 ans, mais s'il restait, il devrait devenir soldat.
Jonas veut aller en Angleterre chez son oncle, il traverse plusieurs pays dont la France. Il arrive à Calais, mais passer en Angleterre est plus difficile qu'il ne se l'imaginait. Il se fait voler sa carte d'identité.
Dans les dunes, il se construit une cabane qui ne le protège pas de la pluie. Heureusement, il se fait des amis français; ils s'intéressent à la vie de Jonas, mais pas autant qu'Anémone. Elle devient son amie. Elle a son âge et essaie de le protéger, mais elle n'y arrive pas beaucoup car elle manque d'argent.

As-tu appris des choses dans ce livre ?J'ai appris où était l'Erythrée ; la douleur de cet enfant m'a touchée. Arriver dans un pays qu'on ne connaît pas est difficile.

Qu'as-tu pensé des personnages ?Jonas est très courageux et un peu trop optimiste car il espère toujours réussir à partir. Il imagine chaque jour qu'il va retrouver son oncle le lendemain.
Anémone veut l'aider, elle ne pense pas qu'à sa vie personnelle. Elle n'est pas égoïste.

Le recommanderais-tu à un.e ami.e ? Oui. On découvre la vie d'un enfant qui fuit son pays à cause de la guerre. Son voyage est long et on suit l'aventure de Jonas.

À ton avis, peut-il aussi intéresser des adultes ?Oui, mais je pense qu'un adulte aimerait qu'il y ait plus de détails sur Jonas, sur sa famille, sur son voyage, sur Calais.

vendredi 6 octobre 2017

Que deviennent les réfugiés accueillis l'hiver dernier dans le Trégor ?

Les Gens Heureux sont toujours heureux d'accueillir les réfugiés dans le Trégor. Les accompagnements et les amitiés continuent à se construire au fil du temps. Les parcours administratifs des uns et des autres pour se voir reconnaître une protection juridique connaissent diverses fortunes. 

Sur les 55 garçons accueillis l'an passé dans les CAO de Trégastel et Trébeurden,
- 17 ont obtenu le statut de réfugié (10 ans)
- 14 ont obtenu la protection subsidiaire (1 an renouvelable plusieurs fois)
- 11 ont vu leur demande d'asile rejetée à l'Ofpra, ils ont fait appel; l'un d'entre eux a essuyé un refus devant la Cour nationale du droit d'asile - 11 attendent la réponde de l'Ofpra après avoir été reçus en entretien- 2 sont rentrés dans leur pays.Ils habitent désormais dans les départements des Côtes-d'Armor, du Finistère, d'Ille-et-Vilaine et du Morbihan.


mercredi 29 mars 2017

Réunion du collectif, vendredi 31 mars, à 19h à Pleumeur-Bodou

Fin septembre 2016, le collectif des gens heureux se définissait ainsi : « heureux de pouvoir faire quelque chose pour accueillir 30 réfugiés à Trégastel et 40 à Trébeurden. On ne sait pas encore ce que ça va donner concrètement, mais on va se poser la question ensemble. » Le « quelque chose » s’est transformé en un formidable élan de solidarité et de fraternité, décliné en une multitude d’actions. Chacun, à son niveau, a apporté son aide.

Tous les pensionnaires de Trébeurden ont maintenant quitté la CCAS pour d’autres structures situées en Bretagne, mais nous gardons le contact et de vrais liens se sont tissés.

Le collectif doit maintenant se poser la question : « Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? »

Nous vous proposons de nous retrouver pour en discuter le vendredi 31 mars à 19h, au Pôle Phoenix à Pleumeur-Bodou. Nos amis soudanais, afghans ou érythréens sont bienvenus.

Comme il sera l’heure de manger, apportez un plat salé ou sucré, une boisson, ce que vous voulez !